Améliorer sa communication avec la CNV

photo : Vivienne Mok

Aimerais-tu améliorer ta communication avec les autres ? Rêves-tu toi aussi de relations harmonieuses basées sur des valeurs telles que la bienveillance, la tolérance et l’inclusion ? Désires-tu être comprise, savoir exprimer clairement ce que tu ressens ou ce qui te traverse ?
Et bien moi aussi j’aspire à vivre dans un monde où l’on pourrait communiquer avec plus d’amour, se comprendre, s’accepter comme on est. De plus, je suis convaincue que nous sommes fait d’amour, donc être en lien les uns avec les autres est dans notre nature. C’est pourquoi la Communication Non Violente est notre langue maternelle, bien qu’on l’ait oubliée.

Qu’est-ce que la CNV ?

Je pratique la CNV depuis plusieurs années, ma rencontre avec cette méthode s’est d’abord faite grâce à un livre de Thomas D’Ansembourg « Cessez d’être gentil soyez vrais« .

Ensuite, je me suis mise à faire des recherche sur le sujet, j’ai été curieuse et au fur et à mesure de mon évolution personnelle j’ai découvert Marshall Rosenberg. Celui qui a conscientiser et créer une démarche pour communiquer avec le cœur.

Puis, on m’a parlé d’Issâ Padovani qui partage son expérience et sa vision autour de cette notion sur sa chaîne youtube. Elle est devenue une personne très inspirante dans ma communication, ces propos vibrent beaucoup avec mes valeurs et mes opinions.

Définition

Il me semble évident que nous aspirions tous à incarner des valeurs d’amour, de respect et de bienveillance. Lorsque nous agissons avec notre cœur, nous nous sentons pleinement vivant et en joie, ce qui est pour moi une des clés pour être heureuse.

La communication non violente est une pratique du langage qui nous amène à nous exprimer le plus souvent possible avec le cœur, notamment dans des situations émotionnellement intenses. Elle nous rappelle que nous partageons tous les mêmes émotions, les mêmes besoins et nous aide à rester en lien de cœur à cœur et d’âme à âme. Cette méthode nous accompagne dans nos relations aux autres afin de rester connecter à notre intériorité et à notre énergie d’amour.

Diriger son attention sur le cœur

Apprendre à diriger son attention au niveau du cœur implique dans un premier temps la capacité à vivre avec ses émotions. En effet, prendre du recul et de la hauteur sur nos émotions nous permet de nous désengager émotionnellement dans nos relations conflictuelles. Apprendre à s’écouter, identifier ses sentiments et ses besoins. Observer ce qui se joue en nous est un art de vivre.

Etant capable de faire ce travail sur soi, nous devenons plus empathique et compréhensif sur ce qui semble traverser la personne en face de nous. Ainsi, en se connaissant d’avantage, on est en meilleur mesure de comprendre les autres et de leur apporter du soutien plutôt que de l’agressivité.

Photo : Conger design

Cette attention améliore considérablement notre communication et nous permet de nous exprimer avec beaucoup plus de clarté. Ainsi, on s’évite des quiproquos, des malentendus et des rancœurs qui dureront plusieurs années voir toute une vie

Le but de la CNV n’est pas d’imposer ses demandes

Quand on commence à pratiquer la CNV on s’attend à ce que les autres deviennent compréhensifs et surtout accèdent à nos demandes avec le cœur. Sauf que la réalité est tout autre. Souvent les gens ne comprennent pas ce qu’ils se passent, pensent que nous essayons de les manipuler ou tout simplement refusent de trouver une issue où chacun serait heureux et satisfait.

Et là je me suis entendue dire « pfff la CNV ça marche pas ». Et bien c’est normal mon chacal, la CNV est un outil qui permet d’apprendre à s’exprimer avec le cœur, savoir identifier ses émotions et ses besoins pour ensuite être capable de les exprimer clairement. De plus, cette méthode nous amène à nous intérioriser, écouter son corps, se comprendre pour développer de l’empathie envers soi et les autres.

Ensuite, on est en mesure de mieux saisir ce que l’autre vit et traverse, de prendre du recul lorsqu’une personne déverse son poison émotionnel sur soi. Enfin, avec des années de pratique, cela devient naturel de s’exprimer avec clarté et bienveillance.

L’essence de la CNV

Et donc tu te demandes à quoi ça peut bien servir si les gens n’acceptent pas tes demandes pour retrouver calme et paix intérieur ?

Nous ne sommes pas dans de la manipulation ni de l’abus de pouvoir (faire faire quelque chose à quelqu’un sans son consentement). Chacun est libre de refuser une demande, de ne pas l’écouter ni même la prendre en considération et rester camper sur ses positions.

Photo : Brett Sayles

L’essence de la CNV selon moi c’est communiquer avec le cœur, être capable de rester dans des énergies d’amour malgré les tempêtes émotionnelles intérieures venant de soi ou extérieures venant de l’autre. L’objectif est de développer une forme de communication qui permettra un jour à chaque être humain de se comprendre, de se relier avec une énergie d’amour. S’exprimer avec clarté, faire comprendre ce qui se vit en nous, nos besoins non nourris à l’autre. En se faisant comprendre, l’autre peut se relier à nous et ressentir de l’empathie.

Par exemple, lorsque je me sens offusquée par une vendeuse désagréable, au lieu de « lui faire payer » ou de me plaindre, je peux comprendre qu’elle vit une journée difficile pour des raisons que j’ignore, me rappeler que ça m’arrive aussi, et rester dans l’amour et en lien avec elle malgré tout.

Ce qui nous empêche de communiquer avec bienveillance

Les jugements moralisateurs, se comparer, dénigrer, mettre des étiquettes. Refuser de prendre la responsabilités de ses actes, ses paroles et ses pensées. Faire des demandes qui sous-entendes des exigences. Considérer qu’il existe des personnes qui méritent tel ou tel châtiment selon leurs torts. La pensée autour de la punition et de la récompense de notre comportement pour satisfaire les exigences des autres. Manipuler et pratiquer l’abus de pouvoir avec de bonnes intentions.

Ces formes de communications aliénantes prennent racines dans nos blessures, nos schémas toxiques et égotiques, notre éducation parentale et sociétale. Le désamour de soi conduit aussi bien à la manipulation qu’à la dépression.

La bonne nouvelle mon hirondelle, c’est qu’en prenant conscience de nos travers, nous sommes en mesure de nous déprogrammer. Et ainsi insérer de nouveaux programmes plus sains dans nos communications.

Les bases de la CNV

Rentrons dans le vif du sujet et regardons ensemble les 4 étapes clés de la CNV

1. Observation

De préférence sans jugements ni évaluer. Ouai je sais c’est duuuuur ma confiture. On est tellement nombreux à croire que nos observations sont dénuées de jugements et pourtant … On passe bien une grande partie de notre temps à évaluer, se comparer, juger, condamner, rabaisser …

Dans cette première étape il est important d’apprendre à faire cette différence. Enumérer des faits en étant le plus objectif possible. Tout simplement pour éviter que notre interlocuteur entende des critiques ou des reproches.

Exemple : « En 3 semaines, je ne t’ai pas vu faire la vaisselle » au lieu de « Tu ne fais jamais la vaisselle »

2. Identifier et exprimer ses sentiments

Alors je t’invite à télécharger des listes d’émotions et sentiments que l’on retrouve partout sur internet afin de les lire régulièrement et te familiariser avec ces mots et les associer à tes ressentis.

Cela va demander de l’entrainement car on vit dans une société où l’on évite de les exprimer, de les montrer, de s’en occuper et de les partager. D’ailleurs si on pouvait ne pas en avoir ce serait parfait. SAUF que ça fait parti du package quand on arrive sur Terre en tant qu’être humain. Donc il y a un moment où il va falloir apprendre à vivre avec ses émotions pour commencer à être heureuse. Et encore une fois, chacun fait ce qu’il veut 🤪. Je dit simplement que les personnes heureuses s’occupent de leur intériorité. Voilà.

Exemple : Quand je ne te vois pas faire la vaisselle en 3 semaines, je me sens irritée, impuissante, contrariée. Parfois je ressens de la colère envers toi et cela me peine beaucoup … Au lieu de dire « tu m’énerves à jamais faire la vaisselle bordel !!! »

En exprimant clairement nos émotions, on développe sa capacité à rentrer en lien avec les autres. Cela demande du courage de se montrer vulnérable, c’est très inconfortable et pourtant cela peut résoudre des conflits.

3. Identifier et exprimer ses besoins

Même invitation, tu trouveras des listes de besoins sur le net que tu pourras étudier.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que lorsque l’on ressent une perturbation ou un désordre émotionnel c’est qu’il y a au moins un besoin qui n’est pas nourrit en soi. Au lieu de réagir sous l’intensité des émotions, il est important de prendre un temps pour soi et s’observer.

Généralement, on exprime nos besoins par des jugements « tu ne comprends jamais rien » que l’on pourrait énumérer ainsi : « j’ai un besoin de soutien et de compréhension ». Ces critiques seront entendues comme des accusations et nous couperont de notre interlocuteur et nous n’arriverons pas à nous relier ni rentrer en en empathie.

4. Formuler une demande

Qui ne soit pas une exigence, même si elle peut être entendue de cette manière. Cette demande concerne des actes concrets visant à améliorer notre état intérieur, tout en s’assurant que l’autre prenne du plaisir à répondre à notre besoin. D’où la différence avec une exigence.

Formuler une phrase positive apportera plus de précision  » J’aimerais que nous prenions un soir par semaine pour se retrouver tous les deux afin de satisfaire mon besoin d’intimité avec toi » au lieu de « j’aimerais que tu passes moins de temps au bureau ».

Ici, on apprend à formuler de manière claire, concrète et positive notre demande pour se faire comprendre au mieux. De plus, on peut demander à l’autre de reformuler notre demande pour s’assurer de sa compréhension. Et au passage, j’aime bien aussi demander comment la personne se sens quand je fais ma demande et vérifier si elle le vit comme une exigence ou non de ma part.

5. Remercier

Etape bonus, formuler sa gratitude. Quand on a réussi à mettre fin à un conflit, pour mieux s’entendre, se comprendre et se relier, c’est tellement du bonheur, que j’ai tendance à remercier la personne pour nos échanges, sa compréhension, le temps qu’elle m’a consacrée … Valoriser cet échange et les efforts de chacun pour trouver une issue favorable pour tous les deux. Non seulement ça fait du bien, mais en plus on améliore notre relation et on aura de plus en plus envie et tendance à communiquer de cette manière.

Exemple : « Merci beaucoup pour ton écoute et on temps, je suis très heureuse que nous ayons trouvé une issue qui nous satisfasse toute les deux. De plus, j’apprends à mieux te connaître et t’apprécier d’avantage et cela me met en joie car c’est important pour moi d’avoir des relations harmonieuses au travail » au lieu d’un « Merci / De rien »

Ce sujet est vaste et demande beaucoup de pratique pour la méthode CNV devienne un véritable réflexe. En attendant pas de panique, l’essentiel est de choisir de s’y mettre, d’être patiente et persévérante.

💖💕 Bisouuuuuus 💕💖

☀✨ Daphné ✨☀

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