Qu’est-ce qui m’empêche de communiquer avec le cœur ?

photo : Vivienne Mok

Etant des animaux sociaux dotés d’une capacité à penser, la communication est au cœur de nos relations. Pourtant, on a tendance à se chamailler, se bouder, vouloir se venger, médiser. Cette forte tendance à la violence nous habite, nous anime et nous sépare des uns et des autres alors que nous vivons les mêmes émotions, les mêmes besoins bien qu’ils s’expriment différemment pour chacun. De plus, notre essence est l’amour donc pourquoi n’arrivons-nous pas à nous exprimer avec le cœur ?

Qu’est-ce que la CNV ?

J’ai découvert la communication non violente alias CNV dans un livre de Thomas D’Ansembourg « Cessez d’être gentil soyez vrais« . Au fur et à mesure de mon évolution personnelle, de mes recherches et de ma curiosité, j’ai découvert Marshall Rosenberg. Celui qui a conscientiser et créer une démarche pour communiquer avec le coeur. Puis, on m’a parlé d’Issâ Padovani qui partage son expérience et sa vision autour de cette notion. Elle est devenue une personne très inspirante dans ma communication, ces propos vibrent beaucoup avec mes valeurs et mes opinions.

Définition

Il me semble évident que nous aspirons tous à l’amour, le respect et la bienveillance. Lorsque nous agissons avec notre cœur, nous nous sentons pleinement vivant et heureux. On retrouve ici une des clés pour être heureux.

La communication non violente est une pratique du langage qui nous amène à nous exprimer le plus souvent possible avec le cœur, notamment dans des situations émotionnellement intenses. Elle nous rappelle que nous partageons tous les mêmes émotions, les mêmes besoins et nous aide à rester en lien de cœur à cœur et d’âme à âme. Cette méthode nous accompagne dans nos relations aux autres afin de rester connecter à notre intériorité et à notre énergie d’amour.

Ce qui nous empêche de communiquer avec bienveillance

Comme le dit Isâ Padovani, quand nous naissons, nous sommes des petits poupons plein d’amour, des boules de joie qui rayonnent. Une fois adulte on peut devenir des tyrans, des bourreaux, des personnes très violentes. Alors que s’est-il passé ? Pourquoi avons-nous été un jour coupé de cette énergie d’amour, notre essence ?

Et bien mon pingouin les blessures émotionnelles « of course ». En plus du karma familiale que l’on peut porter en soi pour en assurer la guérison à un moment donné. Le désamour de soi aussi, comme la plus part des êtres humains ne savent pas s’aimer depuis des générations, c’est difficile de transmettre quelque chose qu’on ignore. Tout comme apprendre à vivre avec ses émotions qui est d’aimer fortement en lien avec notre capacité à être heureuse 😉 Nos conditionnements, nos croyances limitantes, nos schémas égotiques qui se développent. Bref rien de nouveau sous la pluie.

Les jugements moralisateurs

Tu as certainement constaté cette forte tendance humaine à juger, critiquer et évaluer absolument tout. De la brindille d’herbe à ton rouge à lèvre, de la météo à ta voiture … Tout est propice au jugement. Pourtant cette façon de communiquer nous coupe de nous-même et de notre relation aux autres. Les reproches, les insultes, les rabaissement, les étiquetages … même sous forme de plaisanterie, cela reste des moyens des expressions violentes qui nous empêche de nous relier. Sans parler de la notion « de bien et de mal » qui selon moi nous éloigne complètement de notre cœur et de notre capacité à aimer.

Photo : Liza Summer

Faire des comparaisons

Celui-là aussi est présent dans notre communication. Se comparer aux autres est une maladie mentale chronique qui nous blesse, ainsi que les autres. On oublie notre unicité et la beauté de la diversité par peur de ne pas convenir et donc d’être rejetée. A ruminer sur nos différences, on finit par se sentir diminuée et partir en dépression.

Le refus de responsabilité

Assez subtil, je retrouve cette notion dans le fait d’aller voter pour des représentant qui vont soi-disant améliorer notre vie. Pour moi c’est remettre sa vie, son bien-être et ses actions à l’extérieur de soi. Comme ça si on est malheureuse c’est forcément la faute des autres. Et si l’on y réfléchit, en rendant l’autre responsable de nos actes, on peut aller loin dans la cruauté accompagné d’un : » c’est pas ma faute hein, on m’y a forcé ».

Cependant, je trouve que prendre la responsabilité de toute ses actions, pensées et paroles demande beaucoup de courage. Une force intérieur, une grande confiance en soi qui se développe sur plusieurs années c’est certain et dont l’amour de soi est la base. Ca tombe bien c’est ma spécialité 😁

Les exigences

On a tendance à formuler des demandes ou bien donner des conseils qui sont tout de même assez proche des exigences. Moi la première, je donne encore des conseils alors qu’on ne m’a rien demandé parce que je crois que cela va aider la personne à se remettre en question et évoluer. « Daphné …. Oui ? On t’a rien demandé !  » Servit avec un peu de culpabilité si tu fais pas ce que je te conseille. Ensuite débarque la terreur toxique « Je-sais-tout » pour bien m’imposer mais sans que ça se voit. Fourbe hein ? Et si tu ose explorer ton comportement tu verras que toi aussi ça t’es déjà arrivée.

Punition et récompense

Ouch, une forme d’éducation qui m’exaspère, dont j’ai aussi été victime parce que c’est notre façon d’éduquer depuis des millénaires. Et dans ma façon d’agir je reconnais malheureusement encore parfois cette tendance. 😱 Heureusement je me donne de l’empathie et je m’encourage à m’améliorer.

Faire faire aux autres ce qu’on voudrait qu’ils fassent

Alias, l’abus de pouvoir. Très perfide et malheureusement bien caché derrière de « bonnes intentions ». Le chantage, les menaces, la culpabilisation, la manipulation, la domination … tant de forme d’abus de pouvoir au service du « c’est pour ton bien ». Un certain monsieur à moustache aussi à désirer un jour améliorer la race humaine en exterminant d’autres humains qui ne correspondait pas à SES critères … Je te laisse méditer dessus.

Qui mérite quoi

Ouhlala, dangereux aussi celui là mon petit koala. Qui mérite d’être puni et qui mérite d’être heureux ? Qui mérite de vivre, de souffrir ou de mourir ? Cela suppose un tort de la personne et d’exiger un châtiment à la hauteur (ou plus selon les croyances) des souffrances causées pour se faire pardonner.

Qui sommes-nous pour juger les autres et décider de leur sort ? Ne peut-on pas évoluer en conscience avec la conviction d’un changement bénéfique pour soi et les autres ?

Les racines de ces communications aliénantes

Issue de nos conditionnements, cette forme de communication nous coupe de notre intériorité, ne nous apprend pas à nous écouter, ressentir, identifier nos besoins. Au contraire, elle vise à nous contrôler, nous manipuler avec la croyance que nous sommes médiocre, impur et profondément méchant. Le tout je pense pour nous asservir et faire de nous des moutons irresponsables. « Je dois … Il faut que » sont bien ancrés dans notre langage de serviteur.

Pourtant, je pense que notre essence est bien l’amour et qu’apprendre à se connecter à son intériorité provoquera notre liberté. Pas nécessairement physique, mais du moins psychique.

Blessures

Et oui mon kiwi, encore et toujours. Nos blessures développent instantanément une sensation désagréable que l’on rejette direct et l’on se promet de ne jamais ressentir ça à nouveau. Du coup on est prêt à juger, manipuler pour arriver à ses fins.

Conditionnements

Cela donne naissance à des pensées négatives, des préjugés, des évidences construites sur nos expériences et aussi celles de nos parents.

John Hain

Croyances limitantes

Cette catégorie regroupe toutes les idées et pensées que l’on va absorber ainsi que les déductions logiques que nous allons créer. Nos peurs et celles des autres. Plus il y en a, plus on réduit notre capacité à réfléchir et à discerner.

Schémas égotique de défense

Grâce à ses croyances, on développe des réactions, des façons d’agir inconscientes qui sont parfois farfelues, violentes et qui nous coupent de notre intelligence et de nos qualités du cœur.

Exclusion / Séparation

Les inégalités mondiales font qu’il existe un groupe de personne dominant et un autre soumis. Cela crée une séparation entre nous et une forte tendance à se créer un ennemi commun au lieu de se rejoindre sur nos similitudes et développer une communication du cœur.

Photo : Markus Spiske

J’ai abordé un sujet difficile et douloureux et pourtant que je trouve essentiel pour comprendre ce qu’il se passe en nous avant même de se diriger vers la CNV. Pour intégrer un nouveau programme en soi, nous avons d’abord besoin de se déprogrammer en conscience. Et quand on regarde nos vieux schémas c’est terrifiant. Cela demande du courage d’oser regarder ses ombres, c’est pourquoi être accompagné par une professionnelle peut être d’une grande d’aide.

💖💕 Bisouuuuuus 💕💖

☀✨ Daphné ✨☀

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