On expérimente tous le regard des autres, leurs jugements, leurs opinions nous concernant et cela fait souvent mal. Surtout quand l’image qu’ils ont de nous ne correspond pas du tout à ce que l’on pense de nous même. Ou pire, que nous croyons que cette image misérable est vraie.
On aura beau se répéter « je me fiche de ce que pensent les autres », en vérité nous cherchons leur validation. Voyons ensemble ce qu’il se passe en nous et comment s’en détacher.
photo : Vivienne Mok
Le regard de l’autre
Notre côté animal
Le regard peut avoir une signification simple et ancestrale : la proie visée par son prédateur. Et oui, nous vivons encore avec une certaine animosité naturelle provenant de nos origines animales. Notre cerveau comporte encore quelques réflexes primaires face au danger et le simple fait d’être regardé avec insistance ou juger provoque encore en nous une envie de fuir, de se cacher ou d’attaquer 😅.
Oui, il existe un époque ou le fait d’être rejeté d’un clan nous destinait à la mort. Donc, le regard des autres a encore une forme d’importance pour cet aspect primaire de nous. Pour simplifier : être validé par l’autre assure notre survie. Et bien que consciemment nous savons que nous pouvons tout de même nous en sortir a peu prêt seul, cette croyance circule encore dans notre cerveau.
Ceci explique également la peur de monter sur scène devant 2000 personnes et de se sentir regardé et jugé. Parce qu’en fait il n’y a aucun danger réel. Il n’est que psychologique. Si on est validé par ces 2000 personnes, tout ira bien. Par ailleurs, si une seule d’entre elle commence à être hostile envers nous, il y a un risque que l’on s’effondre émotionnellement.
Un besoin de validation permanente
Et oui, on aura beau se convaincre que l’on se fout du regard des autres, notre psychologie primaire nous confirme bien le contraire. Et pour s’en défaire, il faudra faire un long travail de conscience et de déprogrammation. On ne se débarrasse pas si facilement de plusieurs millions d’années de conditionnement animal humain 😬.
Rassure-toi mon joli boa que notre évolution humaine tend à se défaire de ce côté animal pour aller vers plus de divin humain. En attendant la transition complète, nous souffrons encore d’un besoin de validation permanente et c’est TRES fatiguant.
En effet, quand on commence à observer ses moments où l’on se roule par terre pour convaincre l’autre que nous sommes une bonne personne, c’est assez pathétique. Et on consomme beaucoup d’énergie à le faire.

Accorder de l’importance aux croyances
Dernièrement j’ai pu réaliser avec horreur comment j’en venais à manipuler les autres (toujours avec une bonne intention hein… comme l’enfer) pour leur montrer que je ne suis pas ce qu’ils croient.
Pourquoi autant s’attacher aux croyances des autres ? Parce qu’elles sont le reflet des nôtres. Et oui mon kiwi, une part de nous croient à ces mensonges sur nous. D’autant plus, si cela est inconscient, nous serons tiraillés entre le fait de croire et de ne pas croire en même temps 😵💫. Ca donne le tournis.
Pour simplifier, une part de nous croit ces croyances et une autre sait que ce sont des croyances. Et au milieu de tout ça, on n’arrive pas à se défaire du regard des autres. Quel dilemme.
Quels besoins se manifestent ?
Regardons de plus prêt ce qu’il se cache derrière cette obsession du regard des autres.
Besoin de considération
Le besoin de considération c’est reconnaître notre existence à travers le regard de l’autre. Même au milieu de la foule, on peut se sentir isolé et esseulé. Le fait d’être regardé est rassurant. Mais peut aussi devenir un danger. L’être humain et ses paradoxes 😆…
Besoin de sécurité affective
Je ne vais pas m’étaler dessus. Je dirai simplement qu’avec nos blessures d’enfant blessé, nous avons développé beaucoup d’insécurité affective. Nous avons donc un gros manque. Et par conséquent un énoooooorme besoin d’affection non nourris. Et bien entendu, nous le cherchons à l’extérieur de nous.
Recherche d’une figure rassurante
En conséquence, ce besoin fulgurant nous amène à chercher une figure rassurante qui prendra en charge nos manques. On comprend ici à quel point le regard de l’autre joue un rôle cruciale dans nos relations, puisque notre entourage valide en quelque sorte le fait que nous soyons une bonne personne.

Emblème du parent aimant
Ces personnes rassurantes qui nous entourent, inconsciemment représentent une figure parentale à laquelle nous sommes particulièrement attachés. Et oui, comme un enfant qui a besoin d’amour, de sécurité et d’être rassuré.
Etre validé ressemble à être aimé
Dans le regard des autres, on peut se sentir aimé car nous sommes en réalité validé. Et cela n’a rien à voir avec l’amour inconditionnel divin d’ailleurs. Puisqu’il est notre essence et notre nature, on le trouve déjà en abondance en soi.
Mais comme je l’ai souvent mentionné, on ne nous éduque pas à nous relier à cette ressource infinie d’amour donc on le cherche à l’extérieur de soi. Et donc la moindre attention, la moindre reconnaissance, le moindre regard peut suffire à nous nourrir pendant quelques secondes d’amour.
Etre une bonne personne
J’aimerai expliquer un peu cette notion erronée « d’être une bonne personne » car oui, ça aussi, ça nous pourrit la vie. Déjà cela ne veut strictement rien dire. « Etre une bonne personne » est très variable et dépend surtout du jugement moral inquisiteur que nous avons sur nous-même et sur les autres. Les religions et les sociétés sont apparues avec un code moralement acceptable sur ce qui est bien et ce qui est mal.
Selon qui ?? Notre psyché qui est une entité faite de pensées issues majoritairement de nos peurs et autres souffrances. Donc je suis pas sûr de la fiabilité de son code moral 🤪. Par contre, je peux affirmer que sont efficacité est insatisfaisante puisque je continue de souffrir…

Selon moi, il n’y a pas de bonnes ou mauvaises personnes. Déjà parce que l’on ne sera jamais unanimement d’accord sur ce principe. Ensuite parce que nous avons tous une vision, certes proche, mais avec beaucoup de détails différents. Et pour finir, je pense qu’il ne s’agit pas de cela. Mais plutôt de faire des choix en conscience sur ce qui honore la vie et le divin.
Peu importe les arguments, quand un être humain tue un autre être humain cela ne vibre pas avec le divin. On ne peut pas ressentir de la joie divine, je pense que c’est impossible même si la personne en question affirme être en joie. On peut se mentir à soi et aux autres. Quand on vit en se respectant avec bienveillance, on le fait aussi avec les autres.
Comment se libérer du regard des autres ?
J’espère qu’à ce stade tu comprends un peu mieux pourquoi nous sommes très attachés au regard des autres et qu’il ne suffit pas simplement d’affirmer « je m’en fous de ce que vous penser » pour vivre sereinement avec le regard des autres.
Car oui ma tarte aux fruits, nous n’allons pas arrêter de juger tout de suite. Nous allons encore vivre avec des jugements positifs ou négatifs encore un bon moment.
Donc voyons ensemble comment on peut y remédier pour vivre ces désagréments avec plus de sérénité.
Prendre conscience de l’attachement
Tout d’abord, il s’agira de reconnaître avec humilité ses vulnérabilités. C’est -à-dire que nous sommes attachés au regard de l’autre. Et que oui, ce qu’ils pensent de nous a une importance. Et le reconnaître fait de toi une personne absolument merveilleuse, souveraine et puissante 😘✨💐.
Comprendre d’où vient ce phénomène
Normalement, cet article devrait te donner quelques pistes de recherche afin de mieux comprendre ce phénomène qui nous concerne tous. Ouai, il y aura toujours des personnes pour dire « nanh moi je m’en fous vraiment ». Et bien c’est ok, chacun son rythme. De toute manière la guérison de ceux qui sont prêts influencera la guérison des autres quoiqu’il en soit donc pas de problème 😎.
Accueillir son enfant intérieur souffrant
Ici, c’est clairement notre enfant blessé et souffrant qui s’exprime. Des événements plus ou moins graves, voir pas du tout, Mais qui auront été vécu comme grave pour l’enfant que nous avons été. Il est donc important d’apporter du réconfort, de vivre ses émotions et de bien comprendre de quoi il s’agit derrière pour avancer.
Parce que oui, on peut passer des dizaines d’années à accueillir ses émotions sans avancer. Pour cela, il est impératif, selon moi de mettre de la conscience dessus, et aussi de changer ses comportements psychologiques issues de nos blessures. Sinon, on tourne en rond mon champignon.
Devenir un parent aimant et sécurisant pour soi
Maintenant, je pense qu’il est très important, et en fait même essentiel de comprendre que tous les traumatismes que nous avons eu nous conduisent vers cette prise de conscience. NOUS sommes la solution à TOUS nos problèmes psychologiques. NOUS sommes la personne idéale pour remplir TOUS nos besoins et TOUS nos manques.
Se relier à l’amour en soi
Et bien évidemment, cette ressource infinie d’amour se trouve en nous-même et c’est pour cela que je propose des relaxations en ligne, c’est pour t’aider à ressentir, te relier à cette source d’amour en toi. On la sent dans le corps et surtout pas en la visualisant 🤪.
Accepter au mieux le regard des autres
Alors certes, tout cela ne va pas empêcher nos frères et sœurs humains d’arrêter de juger. Mais ce qui est sûr c’est que l’on jugera de moins en moins. Et qu’en attendant ce jour merveilleux où chacun brillera de sa divine lumière, on continuera de s’en prendre plein la face 🤣.
Accepter au mieux le regard des autres et leurs jugements. Faire de son mieux pour prendre du recul sur cela. Et accepter aussi que parfois on n’y arrivera pas et que oui, ça viendra réveiller des blessures. Malgré cela, le réveil de nos blessures seront toujours une invitation à la guérison, à l’élévation de notre conscience. Et donc aller vers plus de sérénité et d’amour.

Et j’ajouterai que nous sommes tous dans le même bateau, nous vivons tous les même blessures, nous avons tous les mêmes besoins et les mêmes manques. Nous pouvons guérir nous-même et aider les autres aussi à s’élever vers la guérison. Aller, on reprendra bien un peu de mode bisounours, ça faisait longtemps 🤪.
Peu importe nos actes les plus vils, les plus méprisables et condamnables. Sous notre ignorance et notre arrogance, se cache une lumière brillante, pure et parfaite qui un jour se révèlera.
Oh que c’est beau. Du mode bisounours comme je l’aime. J’espère que cet article t’aura apporté un peu de réconfort, bien que tu sois la personne la mieux placée pour t’en apporter 😘.
Prend soin de toi, fait attention à tes jugements et ne t’inquiètes pas trop du regard des autres.
💖💕 Bisouuuuuus 💕💖
☀✨ Daphné ✨☀
